
Projet en création
L’équipe technique d’un spectacle bidon réinvente malgré elle l’épopée mythique de la Thébaïde.
Texte : Jérémie Poirier
Idée originale: Anthony Tingaud et Guillaume Bouliane-Blais
Mise en scène : Jérémie Poirier
Photos: Jean-Claude Rochette
Derrière les portes de Thèbes est une œuvre originale qui s’inspire librement du mythe de la Thébaïde. Retrouvons-nous au théâtre, lors de la préparation à la première représentation d’une pièce multidisciplinaire, mélangeant danse, hip-hop et théâtre, s’intitulant: Le Thébahood. Étienne et Paul sont deux techniciens de scène qui se connaissent depuis fort longtemps. Ils portent le même rêve: être à la direction de leur propre salle de spectacle, ensemble. Ils recréeront, malgré eux, le mythe de la Thébaïde.
« ÉTIENNE : Common! On peut encore réutiliser des boutes !
PAUL : Toé common! Tu sais qu’il y a pu rien à faire avec ces pièces-là… Faut du neuf. »
Photos: – Jean Claude Rochette, résidence à Baie-Comeau
– Jérémie Poirier, Résidence théâtre espace libre
Visuel: – JéréMie poirier
Au début, on voulait mettre sur la scène les gens de l’ombre du théâtre. Savoir ce qui se passe avec les techniciens suite à une représentation. Entendre ce qu’ils se disent lorsque la salle est vide. Découvrir et exposer l’envers du décors. Est née alors l’idée d’un show de techniciens. Des personnages qui n’ont pas l’habitude de prendre place sur scène. C’est en explorant la forme qu’un parallèle intéressant nous est apparue: le mythe de la Thébaïde.

Nous avons deux personnages, Étéocle et Polynice, qui ne s’adressent jamais la parole ne serait-ce que pour injurier l’autre. Dans les multiples itérations de la Thébaïde, nous voyons que très rarement les deux frères ennemis se confronter devant nous. Généralement, nous entendons les actions commises par l’un et l’autre, sans que quiconque ne puisse s’en défendre. Avec Derrière les portes de Thèbes, nous montrons ces frères, ensemble, sur scène. Comment ces personnalités opposées, qui ont un but commun, interagissent-elles ensemble? Nous pourrons les voir éviter le sujet en feignant qu’il y a quelque chose de plus important, en blaguant pour dévier l’attention, ou tout autre stratagème pour ne pas avoir à faire face à un affront. De ces inattentions découleront des bévues, des bris dans le bon déroulement de la pièce.
« PAUL : D’après moi, comme on est sur un circuit en parallèle, l’ampérage du montage d’éclairage est trop élevé pour la résistance des câbles. Parce qu’on est dans une vieille infrastructure qui date de 1960, ils avaient pas besoin de tous ces effets spéciaux. Ils se limitaient à environ du 110, mais on est sur le 220 tout le temps, même du 221 parfois quand les strobes embarquent. Fack faut refaire le câblage avec du fil 14-14 en cuivre plaqué pis on va avoir une chance.
Temps
ÉTIENNE : Tu dis n’importe quoi. »

On parle de nous!
2020, Radio-Canada, Des artistes en résidence chez Espace K à Baie-Comeau
L’équipe
Mise en scène & texte
Jérémie Poirier
Assistance à la mise en scène
Jacinthe Nepveu
Distribution
Anthony Tingaud
Guillaume Bouliane-Blais
Ariane Trépanier

Contactez-nous
info@lesimpairs.ca















